Maeva Ghennam condamnée à un an de prison avec sursis pour pratiques commerciales trompeuses
Vendredi 10 octobre, l’influenceuse marseillaise Maeva Ghennam a été condamnée à un an de prison avec sursis et à 150 000 euros d’amende pour pratiques commerciales trompeuses. Elle est sanctionnée pour avoir vanté des produits miracles et des placements financiers sans avertir ses abonnés de son intention commerciale.
Connue pour avoir participé à l’émission de télé‑réalité « Les Marseillais », Maeva Ghennam vit à Dubaï et réunit plus de trois millions d’abonnés sur Instagram et 2,5 millions sur Snapchat. Les pratiques sanctionnées s’étalent de janvier 2020 à novembre 2023. Absente à l’audience, son avocat a expliqué qu’elle ne pouvait pas quitter les Émirats arabes unis en raison d’un litige en cours.
Des promotions trompeuses sanctionnées par la justice
Le jugement a souligné que l’influenceuse n’indiquait jamais qu’elle était rémunérée lorsqu’elle vantait des produits « miracles » : une crème censée augmenter la poitrine et les fesses en deux semaines, un thé pour mincir, des bonbons sensés favoriser la repousse des cheveux, mais aussi des formations esthétiques, des méthodes de blanchiment des dents ou des vêtements. Maeva Ghennam a également promu des placements financiers et des conseils de paris sportifs en promettant des gains assurés. Chaque vidéo pouvait lui rapporter jusqu’à 1 500 euros, et certains mois ses revenus ont atteint 60 000 euros. Pour ces pratiques trompeuses, elle a été condamnée à un an de prison avec sursis et à une amende de 150 000 euros. Durant la procédure, elle a refusé la proposition de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui lui proposait une amende de 120 000 euros. Elle a finalement reconnu s’être parfois « emballée » dans ses promotions et ne jamais avoir investi dans les produits financiers qu’elle recommandait. Cette affaire intervient dans un contexte de régulation renforcée du marketing d’influence : la loi adoptée en juin 2023 impose aux influenceurs d’avoir un représentant légal dans l’Union européenne. D’autres figures des réseaux sociaux, comme Rym Renom, ont déjà été condamnées pour des faits similaires.